Des choses aussi simples et banales que ne pas prêter attention à la personne en réalisant un soin ou une intervention médicale, parler à un collègue d’affaires personnelles, ou exclure le patient d'une conversation peuvent être considérés comme des cas de maltraitance. Ces actions, si elles semblent banales, isolent socialement et émotionnellement les personnes âgées, déjà fragilisées, car elle les relèguent au rang d’objet ou d’« outil de travail ».
Les personnes âgées, lorsqu’elles sont placées en maisons de retraite ou en structure spécialisées ont bien souvent le sentiment de n’être plus rien et peuvent être victime de dépression plus ou moins sévère. L’attention du personnel soignant est donc essentielle et chacun doit prendre conscience, au quotidien, qu’il travaille avec des être humains.
Se réferrer à une personne qui a besoin d'aide pour manger et boire comme un simple flux par exemple constitue une forme de dégradation sévère pour la personne en question. C’est une déshumanisation complète et cela peut être très traumatisant pour les malades. De même, il n’est pas rare d’entendre le personnel soignant parler de « la vésicule biliaire du lit dix » par exemple. Il est important de toujours se souvenir que ces malades sont avant tout des personnes et c’est en cela que consitute principalement la difficulté des métiers de la santé.
La personne atteinte de maladie doit déjà se battre physiquement. Le moral est donc essentiel pour ce patients et l’attitude du personnel soignant se doit d’être préventive, amicale et humaine.
Ne pas déshumaniser et respecter la dignité humaine est l’une des règles essentielles que doit garder en tête tout professionnel de la santé. Toujours penser que cette personne pourrait un proche ou vous-même peut parfois aider à porter un autre regard sur les malades et à les aider à combattre.
lundi 9 novembre 2009
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